01/10/2006
Claude de Burine
On meurt
On meurt de son enfance,
De ses boiseries,
De ses arbres aux muscles forts,
De sa terre qui bouge
Sous le pas des saisons,
Plus sûrement encore
Que de l'amour.
Mais on meurt d'un amour
Qui vient à la nuit tombée
Quand le soir a brodé son manteau
D'étoiles messagères
Que ses mains sont vêtues
Du cuir doux des rencontres
Que ses paroles ouvrent la salle
Où paraissent dormir
Ceux qui nous attendent.
Cette auberge du pauvre. - Multiples, 2004. - 150 p. -
(Collection Fondamente ; 21).
Claude de Burine
(1931-2005). Elle a publié de nombreux recueils, parmi lesquels : Lettre à l'enfance (Rougerie, 1957) ; L'allumeur de réverbères (Rougerie, 1960) ; Hanches (St-Germain-des-Prés, 1969) ; Le Passeur (St-Germain-des-Prés, 1976) ; La servante (St-Germain-des-Prés, 1980) ; Le passager (La Bartavelle, 1993) ; L'arbre aux oiseaux (La Bartavelle, 1996) ; Le pilleur d'étoiles (Gallimard, 1998, Prix Georges Perros 1998) ; Gardiennes des nuages (Caedere, 2001) ; Les médiateurs (La Bartavelle, 2002).
09:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie
29/09/2006
Max Alhau
Un jour nos rêves nous seront restitués, nous n'aurons plus besoin de la réalité pour comprendre le monde et l'habiter.
Nous aurons voyagé au large d'un continent dont nous pressentions les formes effacées.
Les eaux auront bientôt recouvert nos traces et des promeneurs inconnus se porteront à notre rencontre, éblouis par une telle transparence.
Proximité des lointains. - L'Arbre à paroles, 2006. - 61 p.
Max Alhau
Né en 1936. Parmi ses autres recueils : Ici peut-être (Rougerie, 1987) ; Sous le sceau du silence (Rougerie, 1995) ; Le fleuve détourné (L'Arbre à paroles, 1995) ; Cette couleur qui impatiente les pierres (Voix d'encre, 1998) ; A la nuit montante (Voix d'encre, 2002) ; Nulle autre saison (L'Arbre à paroles, 2002) ; Horizons et autres lieux (Encres vives, 2004) ; ... ainsi que qautre recueils de nouvelles.
13:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, poème, poète
27/09/2006
Béatrice Libert
Je fus ta Maison, mon fils. Je demeure ton chemin. Clarté où tu viens boire, où la nuit est sans âge et le jour sans regret. Je suis la porte et la fenêtre que ta joie ouvre à deux battants. Il n'entre en moi nul éclair. Cependant, il m'arrive encore d'héberger, en mon ventre, le souvenir de tes frissons et de tes fièvres.
A ton tour, maintenant, de me porter en toi, dans tes yeux, par ta voix, sous tes traits où se devine ton ascendance.
Elle ne sera jamais bien loin, cette maison qui fut la tienne. Inaccessible désormais, île rêvée, caverne ensevelie que je porte, triomphante, comme un berceau parfait jusqu'à la tombe.
Être au monde. - Éditions de la Différence, 2004. - 91 p.
Béatrice Libert
Née à Amay-sur-Meuse (Belgique) en 1952. Parmi ses autres recueils : Invitation (Thalia, 1979) ; Baisers volés à Paul Éluard (Vie ouvrière, 1989) ; Lalangue du désir et du désarroi (L'Arbre à paroles, 1991) ; La passagère (Vie ouvrière, 1994) ; Le bonheur inconsolé (L'Arbre à paroles, 1997) ; Le rameur sans rivage (La Différence, 1999) ; Petit bréviaire amoureux (Écrits des Forges, 2002) ; Le passant fabuleux (Autres temps, 2003) ; Une enfance au creux des mots (Couleur Livres, 2005) ... Ainsi qu'un essai : Jean Joubert, parcours poétique : études et approches pédagogiques (L'Arbre à paroles, 2005).
Contact : beatricelibert@yahoo.fr
21:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie


