28/03/2008

Philippe Mac Leod

 

Sur les coteaux, un clocher s'élance au milieu des arbres.

Il pleut, la route grise fend le vert sombre des prairies,

le frisson des nappes de colza, les villages enfouis

sous les toits roses et luisants. Je cherche le lien,

le passage étroit entre les songes qui m'absorbent

et la pâleur d'un jour obstinément lointain.

 

L'éternité par intermittence -  à travers nos sommeils -

derrière la pluie, comme une lueur étrangère,

les airs tendus différemment. Et ce chant d'oiseau

- dans la cour en arrivant - tard le soir, seul, haut,

résonnant dans un ailleurs soudain si proche.

 

 

Le pacte de lumière. - Le Castor astral, 2007. - 87 p.

 

 

Poème repris dans l'anthologie L'Année poétique 2008

(Seghers, 2008, 295 p.)

120 poètes, 97 revues, 66 éditeurs,

des sites internet, des adresses ;

choix de Patrice Delbourg, Jean-Luc Maxence

et Florence Trocmé ; avant-propos de Bruno Doucey.

 

 

 

Philippe Mac Leod

 

Né en 1954. Parmi ses autres recueils : Au milieu de la nuit (Ad Solem, 1997) ; Sagesses : aphorismes (Ad Solem, 2001) ; La liturgie des saisons (Castor astral, 2001, Prix Max-Pol Fouchet) ; L'infini en toute vie (Ad Solem, 2008).

 

09/03/2008

Juliette Beaudroit

 

 

Écoute
l’écho de tes pensées
résonner
comme une plainte
sourde et douce,


Entends
un appel triste
au fil de tes larmes
glissant comme une pluie
au long du coeur,


Murmure un sourire
et attends
jusqu’à l’aube
le jour se retourner
sur lui-même,


intranquille.

 

 

 

Juliette Beaudroit

 

Peintre. Deux sites :

http://orchis-mauve.mabulle.com
http://beaudroit.com

 

 

 

04/03/2008

Marc Fontana (2)

 

L'incrédule

 

Quelles étaient toutes ces eaux cachées en des lieux improbables si seules nuit et jour et qui se sont rejointes rampantes sinueuses pour former le grand détour le mouvement d'impatience l'élan orné de paysages

 

Veines souterraines affleurement dans les friches dans l'étendue dans la main des saisons et la durée qui ravine le cours de l'oubli

 

Pourquoi tel passage pourquoi le pli fut-il si marqué comme les pas décident à la fourche du chemin et volent le lointain dans ses premières empreintes ?

 

 

Épreuves du grand moment. - L'Harmattan, 2008. - 106 p.

- (Collection Levée d'ancre).

 

 

Marc Fontana

 

Né en 1957. Autres recueils : L'Été devenir (Barré Dayez, 1982) ; Poèmes jazz (Fer de chances, 2001). Poèmes publiés dans les revues Poésie, Arpa, Friches, Linea et Diérèse.

Nouvelliste, traducteur de l'italien (Moravia, Ripellino, Marisa Volpi, aux éditions de l'Aube) et du lituanien (Vladas Braziùnas, aux éditions de l'Harmattan), rééditeur des oeuvres de Louis Parrot et rédacteur en chef de la défunte revue Linea.

Pour plus d'informations, voir : http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/05/marc_fontana.html