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01/07/2006

Maurice Regnaut

 

 Reine Fusée, ogive d'espérance,

    Proie et témoin, plus seul que mort,

Les mains au ventre et les ongles dans l'âme,

    Noir, j'ai vu noir, j'ai vu la nuit,

 

 Reine Fusée, ogive d'espérance,

    Je le sais, que c'est dans un cri

Moi que j'ai vu, moi et toute ma haine,

    Noir, j'ai vu noir, c'était ma nuit,

 

 Reine Fusée, ogive d'espérance, 

    Je connais trop pour aimer être,

On fait du rêve et le rêve trahit,

    Noir, rien n'est noir, c'est moi la nuit,

 

 Reine Fusée, ogive d'espérance,

    Comment venir à ce qui meurt,

Comment aussi, comment, Reine Fusée,

    A ce qui vient, comment mourir ?

 

 

LBLBL. - Dumerchez, 2001. - 91 p.

 

 

Maurice Regnaut

 

1928-2006.

Parmi ses autres recueils : 66-67 (P-J. Oswald) ; Ternaires (P-J. Oswald) ; Recuiam (Ipomée) ; Nous (Dumerchez, 2006).

A consulter : http : // www.maurice-regnaut.com

 

 

25/06/2006

Jeanine Salesse

 

 

Dans le sommeil, j'essayerai

d'être un songe qui croît

et fait ce qu'il faut

pour mûrir son dormeur.

Peut-être un feu 

quand le noir veut ta rencontre,

son éclat aigu

même si tu regardes ailleurs.

 

Vers l'échappée toujours.

 

Le pont de neige. - Le Dé bleu, 1996. - 101 p.

 

 

Jeanine Salesse

Née en 1940. Parmi ses autres recueils : Les toits gris (Dé bleu, 1988) ; La pierre de bornage (Cahiers Froissart, 1989, Prix Luc Bérimont) ; La force du lierre (L'Arbre / Jean Le Mauve, 1991) ; Les hauts de l'été (L'Arbre à paroles, 1993) ; Paysage à la buse (La Bartavelle, 1997) ; Le brûlé des choses (Tarabuste, 2000) ; Le pain de pierre (Jacques Brémont, 2001) ; Rien n'arrive (Pré carré, 2002) ; Un mulet aux sabots de cuir (Tarabuste, 2006). 

 

06:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie

24/06/2006

Werner Lambersy

 

 

Nuit autour des nuits dans la nuit de mon âme, c'est vers toi que je descends comme on entre nu, par une plage en pente, dans l'océan où perdre pied, nager, puis se laisser porter, pour enfin consentir, ayant coulé, à partager les fonds, et plus tard cette absence de fond commune à l'amour

 

Aussi laisse-moi, tandis que j'abandonne ceintures et courroies, qui rassuraient et nouaient mon esprit, que je réduis mes gestes à l'exigence neuve de souveraines libertés, et que je ralentis ma pensée au rythme d'une vitesse instantanée d'exécution, laisse-moi, je t'en prie, ô nuit broyeuse d'étoiles, ne négliger rien, ni du visage, comme s'il était l'image unique, ni du regard, comme s'il en était la seule source, de celle que je confonds aux feux infatigables qui te consument sans fin

 

 

Architecture nuit. - Éditions Phi / Les Éperonniers / Le Noroît, 1992.

 

 

Werner Lambersy

Né en 1941, à Anvers. Parmi ses nombreux autres recueils : Komboloï (Le Dé bleu, 1985) ; Maîtres et maisons de thé (Labor, 1988) ; Volti subito (le Dé bleu, 1992) ; Journal d'un athée provisoire (Phi, 1996) ; Écrits sur une écaille de carpe (L'Amourier, 1999) ; Échangerais nuits blanches contre soleil même timide (L'Amourier, 2004) ; Journal par dessus bord (Phi, 2004) ; A feux ouverts (F.O.L., 2004) ; L'antiphonaire d'Orphée (Dumerchez, 2005) ; L'éternité est un battement de cils : anthologie personnelle (Actes Sud, 2005), ... Maître d'oeuvre, aux éditions du Cherche-Midi, de La poésie francophone de Belgique : anthologie, (2002). Pour plus d'informations : www.wernerlambersy.com

 

 

09:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie